
Usagers-revendeurs, les oubliés de la réduction des risques
« Bien que le terme soit couramment employé, il est difficile de trouver une véritable définition de l’usage-revente. La loi n’en fait tout simplement pas mention et seuls les services de police l’utilisent dans leur fichier des interpellations, afin de désigner “des usagers qui se livrent à des activités de vente, souvent pour payer leur propre consommation”. En effet, la Loi de 1970 ayant posé comme principe de soigner les usagers et de réprimer les trafiquants, l’usager trafiquant apparaît comme un cas limite. Malgré les nombreuses circulaires venues préciser les dispositions qu’il convenait de prendre à leur encontre, il semble que “la Cour de cassation laisse aux juges du fond un pouvoir souverain pour déterminer la qualification adaptée à la situation”, et que “finalement, le traitement de l’usage revente a largement été laissé à l’appréciation locale”. »




